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Julie Miguirditchian

Directrice Artistique

Catégorie

Conseil en art et innovation

Direction artistique ON_Octobre numérique

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Octobre Numérique est un label créé en 2O1O par la Ville d’Arles avec le soutien du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur afin de promouvoir les acteurs et les nouvelles pratiques numériques dans les domaines de la création, de l’innovation et de l’économie.

Pour sa 8e édition, Octobre Numérique devient « ON » ON, c’est allumer les machines et mettre un coup de projecteur sur la vitalité de notre territoire. ON, c’est le « nous », le collectif, le contributif, le participatif. ON, ce sont les mois d’octobre et de novembre ponctués de découvertes numériques, adressées autant au grand public qu’aux professionnels : expositions, conférences, ateliers et workshops, projections, salon du jeu vidéo, soirées… ON choisit pour thématique la valorisation du territoire et de son patrimoine par le numérique et s’étend au territoire de l’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette (Arles, Saint-Martin-de-Crau, Tarascon) et au-delà : Avignon et Aix-en-Provence.

http://www.octobre-numerique.fr

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 BLEU GORGONE DE STEFANE PERRAUD. SALON EXPERIMENTA. OCTOBRE 2016

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Du 6 au 8 octobre, l’Atelier Arts Sciences présentera la sixième édition d’EXPERIMENTA à la Maison MINATEC – Grenoble, une manifestation Arts Sciences et Technologies ouverte à tous les publics et aux professionnels. Cette année, le salon permettra de montrer 23 installations dont l’œuvre immersive, lumineuse et sonore, Bleu Gorgone de Stéfane Perraud.

Bleu Gorgone 2 est le fruit d’une technologie de pointe, dernier né d’une série de réacteurs développée par Stéfane Perraud. Œuvre essentiellement trans-disciplinaire, Bleu Gorgone 2 sollicite autant des compétences relevant du champ de la physique-chimie (gel des cuves, physique des lasers, optique des galvanomètres) que de la programmation informatique. L’installation invite à s’immerger dans un espace où un rayonnement diffus laisse deviner quatre cuves disposées en croix sur une table optique. Chacun de ces réservoirs est surmonté d’un bloc optique et sonore qui sert d’interface à la machine avec le spectateur. Le visiteur est invité à jeter un œil à travers l’oculus destiné à enregistrer son iris code. Après quelques instants, un ballet bleu de rayons lasers traverse le gel phosphorescent qui remplit les cuves. Apparaissent des figurations schématisées de l’iris des spectateurs qui se sont prêtés à l’expérience.

Ces formes mobiles rappellent les premiers motifs dessinés par Stéfane Perraud pour représenter les isotopes instables rejetés par les centrales — ils flottent, ils mutent, ils cassent, comme si de l’œil de chaque homme pouvait dériver un noyau radioactif. Cette expérience nous met en présence d’une solidification de la lumière, qui s’étale et vibre dans le liquide. Fenêtres ouvertes sur la matière, les réservoirs semblent révéler les secrets de l’infiniment petit, tout en dégageant l’immensité du ciel étoilé en mutation. Suspendus quelques instants, les polyèdres irréguliers, dérivés de l’iris des spectateurs, fixent leur intensité, pour finalement révéler, les lasers une fois éteints, la rémanence d’une forme complexe appliquée à la matière.

“Bleu Gorgone 2” est le point de rencontre de deux horizons distincts. L’un est purement physique, l’autre mythologique. L’eau soumise à une source radioactive produit une lumière d’un bleu intense, que l’on a peu de chance de voir ailleurs qu’au cœur d’une centrale nucléaire, dans les bassins où les particules se déplacent à une vitesse supra-luminique. Ce bleu inconnu des peintres et des écrans est un des fils rouges de Stéfane Perraud dans sa conquête détournée de l’énergie nucléaire. Les lasers bleus des cuves de gel sont une approche de d’effet Tcherenkov mis à la portée de l’homme. La Gorgone Méduse est une des figures les plus connues de la mythologie antique. Sollicitée par Stéfane Perraud depuis ses premières recherches, elle agit comme une métaphore de la question nucléaire. Porteur de force, porteur de mort, le regard de la Méduse, comme l’énergie nucléaire, brûle les yeux de ceux qui le défient. La référence croisée de la mythologie à la science est pour l’artiste le moyen le plus simple de réinsérer la technologie contemporaine dans une vaste histoire — comme pour dire que rien de ce qui sort de l’esprit humain ne se détache de ce qui l’a vu naître.

Ce projet initié en 2009 a connut plusieurs étapes. Les versions successives de cette fiction scientifique, à la limite du fantastique, ont toutes pour fin de déchirer le rideau étanche qui sépare le commun des mortels de la matière nucléaire, conçue comme un mythe moderne. Le recours à la fiction — notamment à travers l’île d’“Isotopia”, sortie des eaux pour les besoins d’une exposition sur le campus scientifique de l’Université de Villeneuve d’Asq — est un des moyens utilisés par l’artiste pour s’approprier l’inabordable infrastructure technologique qui entoure et protège la matérialité de l’énergie, et rapporter à une échelle humaine le totémisme démesuré du fantasme nucléaire.

Textes de Aram Kebabdjian

Porteur du projet: Stéfane Perraud, artiste, et Aram Kebabdjian, auteur.
Chercheurs associés: Christel Pierlot, Daniel Hennequin, Philippe Verkerk, Laurent Sparrow, Niki Bacille

Directrice de production: Julie Miguirditchian 
Co-producteurs: Digitalarti & ACNOT
Partenaires: Pictanovo, Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur, CNC Dicream, Laboratoire PhLAM & Équipe Oxydation et Formulation : EACMF4478, Université de Lille – Sciences et Technologies, École Nationale Supérieure de Chimie de Lille, Laboratoire URECA (Université de Lille – Sciences Humaines et Sociales), la Malterie, la Galerie de Roussan, Mairie de Lille, Région nord Pas-de-Calais

Exposition L’air du Temps. Eglise Saint-Charles. Avignon. Du 11 juillet au 30 septembre 2014

Mission : Coordination & Suivi Production de l’oeuvre “L’arbre & son ombre” de Samuel Rousseau

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